Arts Research Monitor articles, category = Arts discipline information

(Time Trumps Money for Visitors to Cultural Organizations)

Ce bref article, qui repose sur diverses sources américaines, maintient que « lorsque les organismes culturels cherchent à attirer des visiteurs, ce n’est pas surtout de l’argent que doivent fournir leurs visiteurs. Ils doivent investir leur temps, ce qui est beaucoup plus compliqué et exigeant que bon nombre de dirigeants s’imaginent. »

Optique culture no 56

Ce rapport récent de l’Observatoire de la culture et des communications du Québec analyse les spectacles, l’assistance payante et les revenus de billetterie du théâtre, de la danse, de la musique, des spectacles d’humour, des cirques et des spectacles de magie en 2016, en se basant sur une enquête auprès des diffuseurs d’arts de la scène du Québec. Les 17 200 représentations payantes au Québec en 2016 (une augmentation de 1 % par rapport à 2009) ont attiré 7,1 millions de spectateurs payants (une diminution de 5 % par rapport à 2009).

Basé sur un sondage auprès de plus de 2 000 Canadiens (comprenant des échantillons importants de jeunes et d’autochtones), ce rapport présente des données sur la fréquentation des activités liées aux arts et au patrimoine; la participation personnelle aux arts; et les perceptions des activités culturelles et du soutien public des arts. Le rapport conclut qu’il existe « un engagement public élevé envers les arts et la culture au Canada ».

(Showcasing Creativity: Programming and presenting First Nations performing arts)

Fondé sur une « cartographie nationale des programmes accessibles au public de 135 diffuseurs grand public en Australie » en 2015 ainsi que sur un sondage personnalisé de 44 diffuseurs et des entrevues avec 40 producteurs et diffuseurs des arts de la scène, ce rapport décrit « le niveau et les types de programmation des arts de la scène des Premières Nations dans les salles et festivals grand public de l’Australie; la diffusion d’œuvres aux publics; et les motivations et obstacles pour les diffuseurs et producteurs ». La principale conclusion de cette cartographie est que « les arts de la scène des Premières Nations sont sous-représentés dans les salles et festivals grand public de l’Australie », comprenant seulement 2 % des quelque 6 000 œuvres programmées en 2015.

(The Ongoing Gender Gap in Art Museum Directorships)

Ce rapport, fondé sur un sondage de 210 musées d’art américains en 2016 qui a donné suite à des enjeux révélés dans un sondage semblable en 2013, constate que le « fossé entre les sexes perdure » dans les musées d’art, malgré « des gains progressifs dans certains domaines de paie et les emplois ». Parmi les 210 réponses des directions de musée d’art en 2016, 100 provenaient de femmes (48 %). Bien que les femmes dirigent la majorité des musées ayant des budgets inférieurs à 15 millions de dollars (54%), elles n’occupent qu’un tiers ou moins des postes de direction des grands musées.

(Hard Numbers: A Study on Diversity in Canada’s Galleries)

En « l’absence marquée de données solides » sur la diversité dans les galeries d’art canadiennes, l’auteur, fort de l’appui de collaborateurs anonymes, a créé un ensemble de données sur la diversité dans certains postes de direction dans 80 galeries qui ont reçu un financement de base du Conseil des arts du Canada (ainsi que le Musée des beaux-arts du Canada qui reçoit un financement séparé). Les données issues du dénombrement indiquent que « la direction des galeries est plus blanche que les artistes [visuels] canadiens en particulier, et la population canadienne en général ».

Fondé sur un Sondage sur l’économie axée sur les arts inuits de 2016 conçu sur mesure ainsi que l’Enquête auprès des peuples autochtones de 2012 de Statistique Canada, ce rapport décrit les retombées économiques des arts inuits au Canada. Dans l’ensemble, le rapport constate que « l’économie liée aux arts inuits était à l’origine de 87,2 millions de dollars du PIB du Canada » et avait « soutenu plus de 2 700 équivalents temps plein » en 2016.

Rapport sommaire (Public Opinion on the Value of Books in the English Language Book Sector)

Le fruit de cinq pistes de recherche (deux sondages en ligne, deux séries de groupes de discussion et des interviews avec des personnes-ressources clés), ce rapport résume « les attitudes actuelles des Canadiens anglophones à l’égard de la valeur culturelle et économique des ouvrages imprimés ». De nombreux Canadiens et Canadiennes anglophones consacrent une bonne partie de leurs heures de loisir à la lecture : 80 % d’entre eux passent de cinq à huit heures par semaine à lire, « ce qui correspond à environ un quart de toutes leurs heures de loisir ». La moitié des répondants affirment lire des ouvrages sur support numérique. Un acheteur moyen dépense environ 300 $ par année pour des livres, ce qui correspond à 250 $ par année par adulte anglophone au Canada, ce qui comprend ceux qui n’ont pas acheté de livres au cours de l’année précédente.

(2015 Arts Industry Digital Benchmark Study)

Basé sur un sondage sur le marketing numérique de 130 organismes artistiques américains, ce rapport constate que « les organismes ont investi davantage dans le numérique [en 2015], mais que les défis autour du financement et du savoir-faire ont limité l’efficacité numérique ». Les théâtres ont formé le plus grand groupe de répondants (34 %), suivis des organismes de diffusion (22 %) et des musées (12 %). Les versions précédentes du sondage portaient uniquement sur les organismes des arts du spectacle. Le sondage révèle que 80 % des organismes répondants ont renouvelé leurs sites Web au cours des trois années précédentes et que 51 % des billets des répondants étaient vendus en ligne.

Évaluation des possibilités, des enjeux et des défis

Dans un contexte où « les expériences scéniques médiatisées valaient les spectacles en personne » pour « un nombre important de Canadiens », ce rapport propose une évaluation préliminaire des défis et des possibilités entraînés par l’innovation numérique dans les arts du spectacle (et notamment pour les diffuseurs des arts). Le rapport estime que l’enjeu fondamental des diffuseurs des arts du spectacle porte sur leur capacité de continuer à jouer un rôle en tant qu’intermédiaires entre les artistes et les publics dans un univers entièrement numérique et la façon dont ils le feront.