Vivre des arts : la relation entre les pratiques artistiques et le bien-être subjectif examinée par trois enquêtes américaines

(Artful Living: Examining the Relationship between Artistic Practice and Subjective Wellbeing Across Three National Surveys)

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Ce rapport, qui se veut « une première exploration de l’idée que les arts sont essentiels à une qualité de vie élevée », porte sur trois ensembles de données américaines (une enquête sur les attitudes de consommation des adultes, une sur des étudiants universitaires et une sur des diplômés de programmes d’études artistiques). Les chercheurs ont « concentré expressément sur la “pratique artistique” – la création artistique – et non sur la fréquentation d’activités artistiques ». En général, les ensembles de données reflètent des pratiques artistiques des amateurs plutôt que des professionnels des arts, notamment en « beaux-arts, vidéo, musique, théâtre, danse, métiers d’arts, jardinage, création culinaire, création littéraire, conception de vêtements et création musicale ».

Le rapport indique qu’il existe « de nombreuses preuves qu’une pratique artistique est associée à une satisfaction de vivre supérieure, une image de soi positive, une réduction de l’anxiété autour du changement, une plus grande tolérance et une ouverture envers la diversité des autres ainsi que dans certains cas, à un désintérêt pour les valeurs du matérialisme et l’acquisition de biens ».

L’ensemble de données sur les diplômés artistiques a permis aux chercheurs d’isoler les artistes professionnels. Ils ont constaté que « les diplômés artistiques devenus artistes professionnels déclarent avoir une satisfaction de vie supérieure à celles des diplômés artistiques qui avaient cessé d’être des artistes professionnels ou qui ne l’avaient jamais été ». Quant aux diplômés qui ne sont pas des artistes professionnels, les chercheurs observent que « les anciens diplômés artistiques sont plus heureux lorsqu’ils continuent à avoir une activité artistique parallèlement à leur emploi, mais uniquement lorsqu’ils estiment avoir assez de temps pour se consacrer à leur œuvre artistique ».

Le rapport fait état des principales constatations additionnelles suivantes :

  • Il semblerait que l’augmentation de la fréquence de participation renforcerait la « relation entre la pratique artistique et le bien-être ».
  • « Les groupes sociaux historiquement désavantagés (les non-Blancs et les femmes) qui participent aux arts voient une amélioration plus marquée de leur bien-être comparativement aux Blancs et aux hommes respectivement ».
  • « Les diverses formes de pratique artistique ne sont pas toutes sur un pied d’égalité en ce qui a trait au bien-être. La musique est reliée au bien-être pour certains groupes, mais non pour d’autres, et il ne semble pas y avoir d’association dans nos données entre la participation au théâtre et le bien-être. »
Summary: 

Ce rapport indique qu’il existe « de nombreuses preuves qu’une pratique artistique est associée à une satisfaction de vivre supérieure, une image de soi positive, une réduction de l’anxiété autour du changement, une plus grande tolérance et une ouverture envers la diversité des autres ainsi que dans certains cas, à un désintérêt pour les valeurs du matérialisme et l’acquisition de biens ». En général, les ensembles de données reflètent des pratiques artistiques des amateurs plutôt que des professionnels des arts.