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Femmes en musique : Profil des femmes dans l’industrie de la musique en Ontario

(Women in Music: A Profile of Women Working in the Ontario’s Music Industry)

novembre 28, 201828 novembre 2018

la publication
Les femmes dans les arts
éditeur

WomeninMusic.ca et Société de développement de l’industrie des médias de l’Ontario

Auteur

Nordicity

Lien d'article
http://www.omdc.on.ca/Assets/Research/Research+Reports/Women+Working+in+ON+Music+Industry/A+Profile+of+Women+Working+in+ON+Music+Industry.pdf

S’appuyant en grande partie sur un sondage en ligne auprès de 455 femmes travaillant dans l’industrie de la musique en Ontario, ce rapport porte sur sept types de postes, celui d’artiste n’étant qu’un d’entre eux. Les répondantes comprennent des employées des entreprises du secteur (60 % de toutes les répondantes), des propriétaires d’entreprise (21 %), et des pigistes et contractuelles de courte durée (19 %).

Aucune marge d’erreur globale ne peut être établie pour les résultats puisque l’échantillon du sondage n’est pas aléatoire. Comme c’est le cas de tous les sondages où la composition des répondants dépend du bon vouloir de ces derniers, il n’est pas possible de savoir si les réponses proviennent d’un échantillon représentatif des femmes dans les milieux de la musique en Ontario.

Selon ce sondage, les femmes qui travaillent dans l’industrie de la musique en Ontario ont tendance à avoir les caractéristiques suivantes :

  • « Elles ont tendance à être plus jeunes que l’ensemble des femmes actives de l’Ontario » (41 % des femmes dans l’industrie de la musique ont moins de 30 ans, alors que seulement 20 % des femmes dans la population active de l’Ontario ont moins de 30 ans).
  • Elles sont « relativement homogènes » (89 % d’entre elles se décrivent comme blanches, alors que les femmes blanches ne constituent que 63 % de toutes les femmes en Ontario).
  • Elles sont « regroupées dans la région du Grand Toronto (86 %) ».
  • Elles ont fait des études supérieures (41 % d’entre elles « ont un baccalauréat et un autre 13 % ont fait en plus des études supérieures »).

Quant aux salaires, le sondage révèle que les travailleuses des entreprises de musique gagnent 10 % de moins que la moyenne sectorielle (50 500 $ comparativement à 56 000 $) et 24 % de moins que la moyenne du secteur des enregistrements sonores (50 500 $ comparativement à 60 100 $). Les artistes se classaient en dernière position (24 100 $) au classement du revenu des sept rôles recensés par le sondage.

Le sondage a trouvé trois facteurs positifs en faveur de l’avancement professionnel des femmes, « l’accès à des possibilités de réseautage, la culture générale du milieu de travail et l’accès à des mentors », ainsi que trois grands facteurs négatifs qui s’y opposent, « les pratiques de rémunération, l’équilibre des sexes dans la direction supérieure des entreprises et l’équilibre des sexes dans les milieux de travail ».

Un examen des emplois dans les entreprises de musique a révélé que les femmes occupent relativement peu de postes « de niveau exécutif » (24 des 104 postes, soit 23 %). De plus, près de la moitié des entreprises (48 %) « n’avaient pas de femmes à la direction supérieure ».

Le rapport conclut que « les femmes dans l’industrie de la musique en Ontario, la plus importante du Canada, sont aux prises avec une foule d’obstacles. Que ce soit un salaire moindre, peu importe le niveau de son poste, l’absence à quelques exceptions près de femmes dans les conseils d’administration et à la direction supérieure, le manque de diversité dans les effectifs ou la discrimination sexuelle systémique, il reste beaucoup de travail à faire et de progrès à réaliser. »

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