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Population active du secteur culturel : la prospérité des années 1990 est-elle révolue? L’emploi dans les professions culturelles, 1991-2003

janvier 3, 20063 janvier 2006

Lien d'article
http://www.statcan.ca/francais/ads/87-004-XPB/cullab_f.htm

Dans La Culture en perspective (vol. 14, nos 3 et 4)

Le premier de ces deux rapports sur l’emploi dans le secteur culturel, Population active du secteur culturel : la prospérité des années 1990 est-elle révolue?, a eu beaucoup d’échos dans les médias parce qu’il avait avancé, en se basant sur une diminution très petite du nombre d’emplois culturels en 2002, que la croissance de la population active du secteur culturel au cours des années 1990 avait pu s’arrêter après l’an 2000.

Toutefois, le deuxième rapport, L’emploi dans les professions culturelles, 1991-2003, qui actualise les données jusqu’en 2003, semble indiquer que la diminution de 2002 était une aberration par rapport à une forte tendance à la croissance. De fait, le deuxième rapport constate qu’« entre 1991 et 2003, l’emploi dans le secteur culturel a augmenté de 2,5 % par année, comparativement à 1,7 % pour la main-d’œuvre totale ». Malheureusement, ce rapport n’a pas retenu l’attention des médias comme l’avait fait le rapport précédent, de sorte que beaucoup de gens ont l’impression que le secteur culturel stagne.

Le nombre d’emplois à temps partiel et à temps plein a augmenté plus rapidement dans le secteur culturel que dans la main-d’œuvre totale. Toutefois, la croissance s’est surtout manifesté du côté des emplois à temps partiel, qui sont passés de 17,8 % des emplois culturels en 1991 à 22,7 % en 2003.

En utilisant une définition basée sur les industries culturelles, L’emploi dans le secteur culturel 1991-2003 dénombre environ 598 000 travailleurs culturels au Canada en 2003. Bien que l’estimation générale du nombre de travailleurs culturels soit assez semblable selon que l’on utilise la définition basée sur les industries (598 000) ou les professions (516 000 selon le rapport du CRHSC), les deux méthodes recensent des segments très différents du travail culturel. La définition selon les industries comprend toutes les personnes travaillant dans les industries sélectionnées, peu importe leur profession. Par conséquent, cette donnée inclut tous les types de travailleurs (y compris le personnel administratif, de gestion et de soutien) travaillant dans les industries artistiques et culturelles sélectionnées, et exclut notamment les danseurs et les musiciens œuvrant dans le secteur des services éducatifs. La définition basée sur les professions inclut tous les travailleurs ayant les professions sélectionnées, peu importe l’industrie dans laquelle ces personnes travaillent.

Ni l’un ni l’autre de ces systèmes de catégorisation convient parfaitement aux activités artistiques. Il est courant que les artistes aient plusieurs emplois, rendant un système de classification unique problématique. De plus, l’approche sectorielle ne fait aucune distinction entre les activités lucratives et sans but non lucratif. Celle basée sur les professions ne tient pas compte de certaines nuances du travail artistique, puisque de nombreuses catégories professionnelles chevauchent plusieurs disciplines artistiques ainsi que le travail lucratif et sans but lucratif. Les lecteurs sont fortement conseillés d’examiner les définitions pour bien comprendre les catégories qui les intéressent.

Ces rapports de Statistique Canada utilisent les données de l’Enquête annuelle sur la population active, qui propose des statistiques récentes sur la population active du Canada. Toutefois, comme son échantillon est plus petit que celui du recensement, l’Enquête sur la population active ne peut pas fournir une ventilation aussi détaillée que celles des rapports basés sur le recensement.

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