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The Artistic Dividend Revisited

janvier 3, 20063 janvier 2006

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http://www.hhh.umn.edu/projects/prie/

The Artistic Dividend Revisited met à jour l’étude de 2003 The Artistic Dividend de Markusen (voir le vol. 2, no 5 de Recherches sur les arts) en ajoutant de l’information provenant du recensement américain de 2000 sur les grappes de professions artistiques (artistes du spectacle, artistes visuels, écrivains et musiciens) et les facteurs à l’origine du lieu de résidence des artistes.

Les auteurs maintiennent que « le plus souvent, les adeptes du développement économique pensent d’abord à la création d’industries avant de penser aux professions. Nous voulons démontré l’intérêt de traiter les professions comme une force de même poids dans le développement régional : le choix du lieu par la main-d’œuvre qualifiée peut avoir la même importance que celui fait par les entreprises, et la réussite d’une entreprise dépend souvent des agglomérations existantes de gens talentueux et de sa capacité de conserver et d’attirer d’autres personnes talentueuses. » Plus précisément, les auteurs « croient que les décisions des artistes de vivre dans certaines régions peuvent être un stimulant » à la vitalité économique d’une région. C’est le « dividende artistique » du titre.

Dans leur examen des diverses tendances de concentration des artistes dans plusieurs régions métropolitaines américaines, les auteurs observent que « ni la simple grandeur de la population active métropolitaine ni les taux de croissance récents expliquent la divergence des tendances. Une combinaison d’aménagements, de soutiens régionaux des arts, de réseaux informels entre artistes et de synergie avec certaines industries semblent expliquer leur présence et persistance. »

The Artistic Dividend Revisited démontre qu’au cours des années 1990, les artistes ont gravité vers trois « super villes artistiques » : Los Angeles, New York et San Francisco. Ces villes ont de grands nombres de travailleurs dans toutes les grappes de professions artistiques. Leur succès est attribué aux industries florissantes des médias, des loisirs et du tourisme de ces trois régions.

Les auteurs trouvent que les artistes sont aussi attirés par une foule de « régions métropolitaines de deuxième palier » (Washington, D.C., Seattle, Boston, Orange County CA, Minneapolis-St. Paul, San Diego et Miami) où le coût de vie est souvent inférieur et où il y a une abondance d’aménagements, de réseaux artistiques et de possibilités de loisirs. Les auteurs fournissent des données démontrant que « les artistes du spectacle, les artistes visuels et les écrivains ont tendance à s’installer dans des endroits selon des forces d’attraction propres à chaque profession. » Par exemple, Boston et Seattle ont de fortes concentrations d’auteurs, alors que Orange County et San Diego ont plus d’artistes visuels.

Le travail autonome est également beaucoup plus élevé dans les arts que dans la population active totale. Environ la moitié (45 %) de toutes les personnes dans les professions artistiques sont à leur propre compte, un chiffre qui est beaucoup plus élevé que l’ensemble de la population active qui ne compte que 8 % de travailleurs autonomes. Ces données américaines sont presque les mêmes que les données canadiennes du rapport Profil statistique des artistes au Canada basé sur le recensement de 2001 de Hill Stratégies Recherche (qui concluait que 44 % des artistes sont des travailleurs autonomes contrairement à 8 % de l’ensemble de la population active).

Les auteurs ne constatent « aucune relation nette entre la force artistique et le nombre d’emplois dans l’ensemble de la région ou les taux de croissance récents. » Certaines régions métropolitaines en forte croissance, comme San Diego et Miami, ont des concentrations artistiques importantes, tandis que d’autres régions métropolitaines à croissance comparable, comme Dallas, Phoenix et Denver, se classent sous la moyenne nationale quant au pourcentage d’artistes dans la population active. Les auteurs concluent que les arts sont à « vocation locale » dans de nombreuses collectivités, sous-entendant que les arts ne constituent pas un pôle d’attraction pour la croissance dans toutes les villes.

Markusen, Shrock et Cameron suggèrent plusieurs façons d’amplifier le dividende artistique d’une ville. D’abord, les villes peuvent s’éloigner des subventions aux installations artistiques en tendant la main aux professions artistiques par des mesures de soutien aux clubs artistiques, aux lieux de travail et de résidence, à l’éducation artistique et au développement du sens d’affaires des artistes. Autre conclusion de même ordre, les gouvernements « doivent améliorer leur critères de décision pour l’affectation de fonds publics aux arts » en assurant que les nouvelles grandes salles de spectacle ne reçoivent pas « une part disproportionnée de fonds publics ». Enfin, les auteurs concluent que « les villes peuvent innover en resserrant les liens qui unissent les milieux d’affaires existants aux artistes locaux. »

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