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Bibliothèques scolaires et enseignants-bibliothécaires au Canada : Résultats de l’Enquête sur les technologies de l’information et des communications dans les écoles, 2003-2004

janvier 5, 20065 janvier 2006

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http://www.statcan.ca:8096/bsolc/francais/bsolc?catno=81-595-MIF2005028

Résumé dans Le Quotidien à http://www.statcan.ca/Daily/Francais/050504/q050504a.htm

Fondé sur une enquête auprès de 6 700 directeurs d’école au Canada, ce rapport se penche sur l’existence des bibliothèques scolaires, le nombre d’enseignants-bibliothécaires et de bibliotechniciens, et les dépenses consacrées aux bibliothèques dans toutes les provinces et territoires en 2003-2004 avant d’en extrapoler des conclusions pour les 15 500 écoles élémentaires et secondaires au pays.

Au total, 93 % des écoles canadiennes ont des bibliothèques, et celles-ci sont beaucoup plus fréquentes dans les écoles publiques (95 %) que privées (75 %).

Les dépenses totales consacrées à la collection matérielle ont atteint 56 millions en 2003-2004, dont 43 millions à l’enrichissement des collections, 7 millions pour du matériel audiovisuel et 6 millions pour du matériel électronique. Les dépenses médianes par école sont peu élevées (2 000 $). Les dépenses médianes en matériel audio-visuel ne sont que de 200 $, et elles sont nulles (0 $) au plan du matériel électronique. (La valeur médiane est le point où une moitié des bibliothèques dépense plus et l’autre moitié dépense moins sur leurs collections. Le montant « moyen » des dépenses par école est plus élevé que la valeur médiane.)

Le rapport décrit en détail l’écart énorme dans ces dépenses au pays : au chapitre de l’enrichissement des collections, c’est en Saskatchewan (3 600 $) et en Alberta (3 000 $) que les dépenses médianes par école sont le plus élevées et en Nouvelle-Écosse (1 400 $) et à Terre-Neuve-et-Labrador (1 000 $) qu’elles le sont le moins. C’est aussi en Saskatchewan (23 $) et en Alberta (20 $) que les dépenses moyennes par étudiant consacrées à l’enrichissement des collections sont les plus élevées, tandis qu’à l’autre bout de l’échelle, on trouve l’Île-du-Prince-Édouard (8 $) et la Nouvelle-Écosse (7 $).

La plupart des écoles (62 %) ne comptaient pas d’enseignant-bibliothécaire parmi leur personnel, 25 % d’entre elles en avaient un à temps partiel et 13 % à temps plein en 2003-2004. Exprimé sous forme d’équivalent à temps plein (ETP), ceci correspond à un ETP de 0,25 enseignant-bibliothécaire par école. Cette donnée est presque identique à l’ETP de 0,26 pour les bibliotechniciens par école. On trouve plus d’enseignants-bibliothécaires dans les écoles secondaires (ETP de 0,41 par école) qu’élémentaires (0,23). On trouve également plus de bibliotechniciens dans les écoles secondaires (0,44) qu’élémentaires (0,19).

Au niveau provincial, l’Île-du-Prince-Édouard se trouve en tête du palmarès d’enseignants-bibliothécaires par école (ETP de 0,56) comparativement à seulement 0,07 en Nouvelle-Écosse et en Alberta et à 0,03 au Québec, où la bibliothèque est confié à un nombre relativement élevé d’enseignants qui ne sont pas bibliothécaires (ETP de 0,12) et de bibliothécaires professionnels (ETP de 0,07). Exprimé par élève, les écoles de l’Île-du-Prince-Édouard et de Colombie-Britannique ont le nombre le plus élevé d’enseignants-bibliothécaires (1,60 et 1,53 par 1 000 élèves), tandis que celles de l’Alberta (0,19) et de la Nouvelle-Écosse (0,14) en ont le moins.

Le rapport observe que les provinces où le nombre moyen d’enseignants-bibliothécaires par école était parmi les plus faibles comptaient le nombre le plus élevé de bibliotechniciens (notamment en Alberta, en Saskatchewan, en Nouvelle-Écosse et au Manitoba), ce qui laisse sous-entendre que certaines provinces auraient recours à des bibliotechniciens plutôt qu’à des enseignants-bibliothécaires. Dans nombre d’écoles, les directeurs ont indiqué que le personnel de la bibliothèque comprenait des bénévoles. Dans certaines écoles, la totalité du personnel de la bibliothèque est bénévole.

Le rapport cherche également à trouver un lien entre le nombre d’enseignants-bibliothécaires dans chaque province et le rendement scolaire, l’utilisation de technologies spécialisées et le financement des écoles publiques. Étant donné l’envergure générale et exploratoire de cette étude, le rapport n’établit pas de corrélations directes et ne tire pas de conclusions au sujet des enseignants-bibliothécaires, du rendement scolaire ou des dépenses consacrées aux écoles publiques. Le rapport constate toutefois qu’il y a une corrélation entre le nombre d’enseignants-bibliothécaires et l’intégration des applications de technologie spécialisée dans les pratiques pédagogiques. Toutefois, il met un bémol en observant que le nombre d’enseignants-bibliothécaires et l’adoption de moyens technologiques spécialisés peuvent dépendre davantage d’un facteur commun : le financement des écoles. Il est donc possible que les corrélations ne soient pas causales.

Enfin, comme il s’agissait de la première enquête du genre, aucune analyse des tendances n’était possible.

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