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Brokering Aboriginal Art: A Critical Perspective on Marketing, Institutions and the State

janvier 5, 20065 janvier 2006

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http://www.deakin.edu.au/buslaw/bowater/clmr/fellows/kennethmyerlecture.php

Cette conférence australienne examine le rôle de l’appui accordé par l’État au secteur des arts aborigènes et le développement historique du rôle des centres d’arts aborigènes dans la diffusion des arts visuels aborigènes. Le conférencier, le professeur Jon Altman, est un économiste et anthropologue ayant fait des recherches dans la production et le marketing de l’art visuel aborigène.

Le professeur Altman maintient que l’art aborigène pourrait être « le produit interculturel parfait. C’est une forme de beaux-arts que les publics non aborigènes et les amateurs des arts apprécient beaucoup; c’est un produit culturel ayant une valeur et un statut indéniable dans les collectivités locales des artistes; et c’est un moyen pour les artistes de gagner leur vie tout en faisant par la même occasion de puissantes affirmations politiques au sujet des choses qui leur importent comme les droits territoriaux, des coutumes robustes, des relations de parenté et l’identité. »

Le professeur Altman cite des estimations indiquant que le marché des arts visuels aborigènes serait passé de 2,5 millions de dollars en 1980 à « autour de 100 millions » au cours des dernières années. Étant donné cette croissance, le conférencier estime que « l’art visuel aborigène a été incontestablement un domaine de succès spectaculaire dans les affaires aborigènes au cours des 30 dernières années ». Plus précisément, « des mouvements artistiques dynamiques et innovateurs s’épanouissent dans des collectivités isolées jusqu’alors considérées comme les plus problématiques du point de vue de la dépendance sur l’assistance sociale et de la désintégration sociale ».

Toutefois, il croit également que « les succès obtenus d’arrache-pied par l’art aborigène ont été, et demeurent, très dépendant du patronage public et des intermédiaires actifs entre les artistes aborigènes et le marché des beaux-arts ». La médiation des grandes différences géographiques et culturelles ont été assumées en grande partie en Australie par des « centres artistiques aborigènes gouvernés par des comités aborigènes et dotés d’un personnel spécialisé ». Le conférencier décrit ces centres artistiques comme « des organismes hybrides, à la fois culturels et commerciaux, aborigènes et non aborigènes, intervenant au niveau local et international ».

Le professeur Altman se penche également sur des « enjeux critiques » du secteur des arts aborigènes en Australie. Il est d’avis que le refus de reconnaître ces centres artistiques comme des institutions hybrides ayant des dimensions culturelles et commerciales fragilise les centres et les laisse vulnérables aux problèmes typiques du monde des arts comme le financement, les installations, le recrutement et la planification de la relève. Le conférencier estime que même si le soutien de l’État au fil des années « a été crucial et bienvenu, il n’a jamais été suffisant ». De plus, le professeur Altman se demande « si les institutions et les instruments juridiques de la loi australienne sur les droits d’auteur et les droits moraux accordent assez de protection à l’art aborigène ».

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