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Canadian Books in School Libraries: Raising the Profile

janvier 5, 20065 janvier 2006

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http://www.publishers.ca/CNM_studies_detail.wws?study_id=22

Canadian Books in School Libraries présente les résultats de 125 entrevues approfondies réalisées au début de 2004 avec des enseignants-bibliothécaires, des bibliotechniciens, des enseignants, des directeurs d’école, des administrateurs scolaires régionaux et des fonctionnaires des ministères de l’éducation. Le rapport constate un soutien généralisé pour l’importance des livres canadiens dans les bibliothèques scolaires, mais « que selon la plupart des estimations, le contenu canadien se situe entre moins de 10 % et 30 % dans les collections des bibliothèques scolaires ». La méconnaissance des livres canadiens et les budgets restreints sont cités comme obstacles à la pénétration des bibliothèques scolaires. « Le bouche-à-oreille, les librairies et les grossistes et les comptes-rendus sont cités le plus souvent en tant que facteur de notoriété des livres. » Quant à la sélection des titres, celle-ci dépend surtout du programme d’études, des demandes provenant des enseignants et des élèves, du contenu canadien ou de l’auteur, et des visites des auteurs aux écoles.

Le rapport indique que beaucoup de bibliothèques scolaires ont subi des compressions budgétaires ainsi que des réductions du nombre d’enseignants-bibliothécaires, de leurs collections, des livres canadiens et des heures d’ouverture. Dans certaines provinces, les enseignants-bibliothécaires ont été remplacés par les bibliotechniciens. Il est courant que le personnel de la bibliothèque soit à temps partiel.

Le rapport décrit les modèles et les pratiques de financement mal définis qui ont cours dans diverses régions ainsi que le personnel limité, les politiques, les normes et l’attention accordée aux bibliothèques scolaires au niveau des commissions scolaires et ministères. Seules la Saskatchewan et l’Île-du-Prince-Édouard ont adopté des politiques d’appui ministérielles aux enseignants-bibliothécaires. Dans de nombreuses régions, les « politiques et les normes sur les bibliothèques scolaires sont dépassées, inexistantes ou mal diffusées ».

Malgré l’importance accordée à l’alphabétisation, les bibliothèques scolaires ne sont pas devenues des lieux pédagogiques prioritaires. Comme le fait remarquer un répondant, « les gens qui établissent les programmes d’études et les politiques, les grands penseurs en éducation, ne font pas le lien entre les bibliothèques et l’alphabétisation. » Beaucoup de régions font appel à des programmes d’alphabétisation de série plutôt que sur les enseignants-bibliothécaires. De fait, il semblerait que le coût élevé des programmes d’alphabétisation ait contribué aux compressions budgétaires des bibliothèques scolaires.

Citant des études américaines, anglaises, européennes et sud-américaines, le rapport avance que la situation des bibliothèques scolaires canadiennes peut mener « à des rendements scolaires inférieurs, à une absence de préparation aux études supérieures, à un moindre intérêt pour la lecture à des fins d’information ou de loisirs, à une moindre compréhension du patrimoine et de la culture du Canada, et à une méconnaissance des auteurs et des illustrateurs du Canada ». Il estime également que l’accès équitable aux livres pourrait être compromis.

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