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Collectif des conservateurs autochtone : Issues, Challenges and Opportunities et Round Table Final Report

janvier 5, 20065 janvier 2006

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http://www.AboriginalCuratorialCollective.org

Ces rapports sont les premières démarches d’une tentative de créer une voix autochtone dynamique dans la conservation des arts visuels au Canada. Le Collectif des conservateurs autochtone estime que ses efforts peuvent servir à corriger le manque d’expositions émanant des autochtones et à réduire « la marginalité des artistes et des conservateurs autochtones ».

Le rapport Issues, Challenges and Opportunities décrit le besoin et les motifs pour « améliorer les possibilités actuelles et à long terme pour les conservateurs et les conservateurs résidents » et pour faire « uniformiser les règles du jeu afin de répondre aux écarts qui existent actuellement dans les établissements non autochtones où travaillent les conservateurs et résidents autochtones ainsi que dans les milieux généraux de rédaction et de publication ».

Ce rapport fait suite à une réunion en 1997 qui avait tenté de façonner l’avenir des pratiques de conservation autochtones. Le rapport note que seulement deux des 12 participants à cette réunion travaillent encore comme conservateurs. Dans l’ensemble, le rapport maintient « qu’il y a une sous-représentation de conservateurs autochtones ayant des emplois rémunérés, entraînant une absence notable d’activités documentés et de publications de qualité sur la conservation par des conservateurs autochtones ». Le rapport estime que « les milieux artistiques et universitaires en général doivent être informés davantage par des voix autochtones proposant de l’information exacte au sujet de ce qui doit être exposé et vécu ».

Le rapport Round Table Final Report résume deux journées de discussion en juin 2005 concernant les enjeux à court et à long terme, les défis et les possibilités dans la réalisation d’une « meilleure reconnaissance [des conservateurs et artistes autochtones] et de la place qui leur revient ».

Les liens dans la communauté jouent un rôle essentiel : « notre approche aux pratiques de conservation doit être d’établir des liens et de reconnaître notre propre communauté comme point central, peu importe qu’elle soit jeune ou âgée, ou composée d’une population urbaine, des réserves, du nord ou du sud ». La communauté doit également servir de « catalyseur pouvant donner du pouvoir à notre voix ». Les efforts du collectif sont présentés dans le contexte d’une revendication des identités. Comme l’a fait observé un participant, « Nous devons raconter notre propre histoire, puisqu’elle illustre nos expériences et nos histoires que nous sommes les seuls à avoir. »

Les participants ont discuté du besoin de développer un vocabulaire approprié ainsi qu’un « cadre de référence pour une histoire de l’art autochtone à l’extérieur du discours occidental dominant ». Les discussions ont également porté sur les cachets pour les artistes, les honoraires pour les expositions, les droits d’auteur, les relations entre les artistes et les conservateurs et les droits moraux. Les droits de propriété intellectuelle, la protection du savoir traditionnel, la promotion et l’exploitation des pratiques de conservation, les appellations et l’autorité sont énumérés en tant que questions à approfondir.

Le rapport décrit 24 objectifs immédiats, à court terme et à long terme pour améliorer la présence autochtone dans les arts visuels. Le réseautage est perçu comme « essentiel et impératif pour qu’un discours sur les arts autochtones puisse s’épanouir afin de faire connaître nos contributions importantes ».

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