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Gifts of the Muse: Reframing the Debate about the Benefits of the Arts

janvier 5, 20065 janvier 2006

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http://www.wallacefoundation.org/knowledge-center/audience-development-for-the-arts/key-research/Pages/Gifts-of-the-Muse.aspx

Misant sur un examen des études sur les avantages des arts, ce rapport tente « de mobiliser les milieux artistiques et le public en vue d’un nouveau dialogue au sujet de la valeur des arts, de susciter de nouvelles études et d’aider les responsables des politiques privées et publiques à prendre des décisions en toute connaissance de cause ». Les auteurs du rapport indiquent que « les arguments actuels en faveur des investissements privés et publics dans les arts mettent l’accent sur le potentiel des arts pour desservir des objectifs socioéconomiques généraux ». Ils estiment que ces arguments sont de nature « instrumentale », les arts étant un instrument pour atteindre des objectifs socioéconomiques et non artistiques.

L’examen des études s’est penché sur cinq types d’avantages de nature instrumentale :

  • les avantages cognitifs, comme l’apprentissage de compétences et le rendement scolaire (bien que les auteurs classent également les avantages cognitifs parmi les avantages intrinsèques);
  • les avantages au plan des attitudes et des comportements, comme la discipline personnelle, l’assiduité scolaire et les aptitudes générales à la vie;
  • les avantages au plan de la santé;
  • les avantages sociaux au niveau des collectivités, comme l’identité collective et la création d’un capital social; et
  • les avantages économiques.

Les auteurs estiment qu’il faut accorder plus d’importance aux effets « intrinsèques » des arts (les effets « inhérents à l’expérience même des arts et qui sont appréciés en soi plutôt qu’en tant que moyen d’obtenir quelque chose »). Les avantages intrinsèques comprennent les effets qui sont en grande partie de nature personnelle (comme l’envoûtement et le plaisir), ceux ayant une valeur au plan individuel et de la société en général (comme la croissance cognitive et une plus grande capacité d’empathie), et ceux qui sont surtout d’intérêt public (comme la création de liens sociaux et l’expression d’un sens collectif). Compte tenu de la pénurie relative d’études sur les bienfaits intrinsèques, le rapport recommande l’élaboration d’un vocabulaire pour discuter de ces avantages.

Toutefois, les auteurs du rapport ne démontrent pas que des recherches sur les effets intrinsèques entraîneront des arguments plus efficaces pour les arts et ils ne tentent pas d’évaluer l’efficacité des initiatives actuelles de promotion des arts. Ils n’examinent pas non plus la « demande » pour la promotion des arts, c’est-à-dire, les intérêts des gens politiques, des responsables des politiques et des bailleurs de fonds. Ils se penchent plutôt uniquement sur l’« offre » d’arguments pour les arts. Il faut en conclure que les défenseurs des arts estiment qu’ils mettent de l’avant les arguments les plus efficaces possibles, compte tenu des circonstances.

Le rapport prétend que certaines études sur les arguments de nature instrumentale comportent des limites conceptuelles et méthodologiques : la faiblesse des méthodes empiriques (comme l’absence de preuves causales plutôt que de simples corrélations); le manque de spécificité (« comment sont produits les avantages revendiqués, quels sont leur rapport aux divers types d’expérience des arts, et dans quelles circonstances et auprès de quels groupes de population ont-ils le plus tendance à se manifester »); et l’omission des coûts de renonciation (c’est-à-dire, si les arts ont un avantage comparatif à produire certains bienfaits lorsqu’on les compare à d’autres options politiques ou de financement).

Les auteurs recommandent qu’on s’attaque aux limites de certaines études sur les avantages de nature instrumentale. Toutefois, compte tenu de la nature des recherches sur les phénomènes humains et sociaux, toute nouvelle étude (sur les avantages intrinsèques ou de nature instrumentale) fera vraisemblablement état de corrélations et non de causalités directes. Un examen éventuel des coûts de renonciation – les autres possibilités au niveau des politiques et du financement – soulève des questions quant à la foule d’autres possibilités qui pourraient être examinées (que faut-il choisir : la santé ? l’éducation ? l’environnement ? un nouveau stade sportif ? un nouveau programme d’emploi ? tous ces choix ? autre chose ?). Il y a, bien sûr, beaucoup d’autres utilisations possibles pour des fonds limités, mais demander aux chercheurs d’examiner toutes les autres options auraient pour effet, tout au moins, d’accroître considérablement le coût, la durée et les travaux de ces études.

Les auteurs du rapport maintiennent également que les arguments actuels pour les arts accordent « trop d’importance à l’offre des arts et au soutien financier » des organismes artistiques sans but lucratif. Compte tenu de ce fait, le rapport recommande qu’il faut chercher davantage à « diffuser les avantages des arts en introduisant un plus grand nombre d’Américains à des expériences artistiques attrayantes ».

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