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Is there a better case to be made for the arts?

janvier 5, 20065 janvier 2006

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http://www.artsjournal.com/muse

Ce forum de ArtsJournal, financé par la Fondation Wallace, a réuni 11 artistes, administrateurs des arts, défenseurs des arts, chercheurs et critiques pour discuter de la principale affirmation d’un rapport récent de la corporation RAND : que l’on peut mieux faire progresser les arts en concentrant sur les effets intrinsèques.

Douglas McLennan, modérateur du forum, observe dans son introduction que la stratégie de vendre les avantages économiques, éducatifs et sociaux des arts a semblé être assez fructueuse entre 1993 et 2001, comme en témoignent les augmentations considérables du financement des arts, surtout au niveau des États américains. Dernièrement toutefois, « les arguments selon lesquels les arts sont bons pour la société et qu’ils ont un impact économique ont commencé à s’estomper et le soutien public ne s’est pas rétabli depuis les coupes sombres des dernières années ».

Le forum contient un grand nombre de sujets de discussion intéressants. Dans l’ensemble, il semblerait que bon nombre des participants conviennent qu’il faut faire appel à différents arguments en fonction des circonstances. La violoniste Midori estime que « plus on peut présenter des arguments en faveur des avantages de la musique, mieux c’est. » Beaucoup de participants semblent d’accord pour dire qu’il est préférable de procéder à un renforcement des activités des organismes artistiques plutôt que de se lancer dans de grands projets de construction ou d’augmenter le nombre d’organismes.

Compte tenu de la diversité des opinions exprimées dans le rapport de 44 pages de ce forum, il n’est pas possible de présenter un résumé complet. Nous présentons donc une sélection de citations intéressantes des participants :

  • Nous ne pouvons pas « prendre pour acquis que le public apprécie et comprend les arts… Dans un monde où les demandes de dons de charité se multiplient – où la concurrence nous vient maintenant du service des incendies, des écoles, de la clinique de sida, etc. – nous devons exprimer clairement pourquoi il est important de soutenir les arts. » (Ben Cameron, Theatre Communications Group)
  • « La première règle de la promotion est « qui vise-t-on avec cette promotion » et la deuxième, « qu’est-ce qui les intéresse », non pas « qu’est-ce qui m’intéresse ». » (Robert Lynch, Americans for the Arts)
  • « Les arguments de nature instrumentale peuvent avoir des faiblesses ici et là, mais ils contiennent également des vérités solides et ils marchent. » (Bill Ivey du Curb Center et ancien président du NEA)
  • « Que nous le voulions ou non, ce sont les arguments de nature instrumentale qui marchent le mieux dans le domaine public. On peut convaincre les responsables des politiques avec de bonnes données sur l’impact économique », avec « des arguments sur les bienfaits éducatifs » ou « de meilleurs résultats sur les tests », et avec l’argument que « des festivals locaux favorisent les contacts entre voisins. Comme les responsables des politiques représentent le public, ils aiment entendre des arguments en faveur du public. » (Jim Kelly, 4Culture, Seattle)
  • « Il n’y a aucune indication que les arguments économiques et de bienfaits pour la société ne soient plus convaincants… Si les fonds publics et les fonds privés et le revenu gagné dans le secteur des arts ont connu des difficultés au cours des quatre dernières années, ce n’est pas tellement à cause d’une faiblesse des arguments en faveur des arts mais plutôt à cause du 11 septembre, de l’effondrement de la bourse et de l’effritement du secteur informatique au cours des dernières années. » (Robert Lynch, Americans for the Arts)
  • Nous devons faire appel à des arguments de diverses natures « mais il faut faire preuve de maîtrise des dossiers, de compréhension, d’élégance et de soin lorsque nous les utilisons. » (Andrew Taylor, University of Wisconsin-Madison)
  • « La promotion, c’est comme la vente au détail. C’est une démarche un à un. Cela ne tient pas tellement au fait que l’on a mis au point un argument irréfutable mais plutôt à notre capacité d’établir des connexions personnelles. » (Jim Kelly, 4Culture, Seattle)
  • « En fin de compte, c’est la musique exceptionnelle et sa présentation appropriée qui desservent le mieux la musique… Il faut que plus d’artistes participent activement à tous les aspects de la promotion et des levées de fonds… Il ne faudrait pas séparer l’apprentissage des techniques d’un instrument de l’apprentissage des méthodes de sensibilisation. » (Midori)
  • « La suggestion contenu dans le rapport RAND à l’effet que les organismes artistiques doivent chercher à exprimer clairement la valeur intrinsèque des arts passe à côté du problème – ce sont les organismes bailleurs de fonds à qui il faut faire de tels arguments qui doivent changer leurs critères, non pas les organismes artistiques. » (Glenn Lowry, Museum of Modern Art)
  • « La foule d’exigences et d’attentes des bailleurs de fonds oblige les organismes artistiques sans but lucratif à perdre de vue leur créativité… Il y a beaucoup moins de fonds publics et d’organismes charitables pour le financement d’un programme artistique « pur » qu’il n’y en a pour la transformation sociale. » (Midori)
  • « Commençons par brosser un portrait de ce à quoi un système culturel dynamique doit ressembler, puis faisons la promotion de politiques qui nous permettront d’y arriver. » (Bill Ivey du Curb Center et ancien président du NEA)
  • « Le secteur culturel semble ressentir le besoin de satisfaire à des exigences plus élevées (ou peut-être simplement plus bizarres) que les autres secteurs comme la santé, l’environnement ou l’éducation. Dans ces secteurs, on ne se demande pas, par exemple, dans quelle mesure la santé contribue au renouveau urbain ou au tourisme. On cherche plutôt à se donner des politiques qui permettent d’assurer la santé des collectivités. » (Adrian Ellis, consultant)
  • « Les arts n’ont pas l’envergure des autres secteurs des politiques publiques que l’on suppose être importantes pour l’intérêt public. » (Bill Ivey du Curb Center et ancien président du NEA)
  • Nous devons explorer « comment diverses formes de culture ont un sens et une valeur pour divers groupes sociaux » et « comment les expériences culturelles varient ou demeurent inchangées dans les diverses formes de culture comme l’artisanat, les passe-temps et les événements sportifs ainsi que dans les beaux-arts. » (Joli Jensen, University of Tulsa, auteur de Is Art Good for Us?)
  • « On ne pourra jamais apprécier la valeur intrinsèque des arts si on n’a jamais eu d’expérience des arts. Donnons-nous donc comme mission d’augmenter l’exposition des gens aux arts dans toutes leurs permutations. » (Jim Kelly, 4Culture, Seattle)

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