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Analyse comparative du secteur sans but lucratif et bénévole du Canada

septembre 8, 20068 septembre 2006

la publication
Bénévolat et dons / Secteur à but non lucratif

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http://nonprofitscan.imaginecanada.ca/files/fr/misc/jhu_report_fr.pdf

Ce rapport présente un résumé des données de plusieurs études canadiennes sur le secteur sans but lucratif et bénévole et établit des comparaisons avec des données semblables de 36 autres pays. Le rapport constate que « le Canada dispose de l’un des secteurs sans but lucratif et bénévole les plus importants et les plus féconds du monde. »

Les statistiques financières et sur l’emploi du secteur sans but lucratif du Canada sont dominées par de grands organismes de santé, d’éducation et de services sociaux. En général, lorsqu’on le compare à celui des 36 autres pays de l’étude, le secteur sans but lucratif du Canada :

  • se classe deuxième au plan de la population active dans le secteur sans but lucratif et bénévole (en tant que part de la population active totale), derrière les Pays-Bas mais devant les États-Unis, qui se classent en cinquième place;
  • dépend d’une proportion assez élevée d’employés rémunérés plutôt que de bénévoles, tout en recevant une quantité supérieure à la moyenne de bénévolat (mesurée en tant que valeur absolue et non en rapport au travail global produit par le secteur); et
  • tire une proportion plus élevée de ses recettes du gouvernement (surtout les hôpitaux, les établissements de soins pour bénéficiaires internes, les établissements d’études supérieures et les organismes de services sociaux).

Le rapport résume les principales conclusions de certains rapports canadiens sur le secteur sans but lucratif. « Les organismes sans but lucratif et bénévoles emploient douze pour cent de la population active canadienne » et représentent 6,8 % du produit intérieur brut (PIB) du Canada. En y ajoutant la valeur du travail bénévole, l’apport du secteur à notre PIB atteint 8,5 %.

Dans l’ensemble du secteur sans but lucratif canadien, le financement public représente 51 % des recettes globales, les frais (c.-à-d., les recettes gagnées) 39 % et les dons 9 %. Le pourcentage attribuable aux dons augmente à 20 % des recettes globales lorsqu’on inclut la valeur du travail bénévole.

Le sous-secteur général de la culture et des loisirs, comprenant les organismes des arts, de culture, de loisirs et des sports, ont une ventilation très différente de leurs recettes. La part la plus élevée des recettes (63 %) provient des frais, suivie des dons (19 %) et des sources publiques (18 %).

Les organismes de culture et de loisirs représentent 14 % de la population active du secteur sans but lucratif et bénévole au Canada, comparativement à 21 % en moyenne dans les autres pays développés inclus dans l’étude.

Les enjeux et les défis signalés dans le rapport n’auront rien de surprenant pour qui œuvre dans le secteur des arts et de la culture : la planification; le recrutement de bénévoles et de membres pour les conseils; l’absence d’un cadre théorique cohérent pour les politiques; et le financement. Le rapport note en particulier que « le financement gouvernemental est désormais plus à court terme, plus concurrentiel, et moins prévisible ». Le rapport examine également la possibilité d’un clivage croissant entre les grands organismes ayant de nombreux employés rémunérés et de petits organismes animés par des bénévoles.

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