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Arts d’interprétation, 2004

no de catalogue 87F0003XIF

octobre 25, 200625 octobre 2006

Lien d'article
http://www.statcan.ca/Daily/Francais/060725/q060725a.htm

Diffusée en juillet 2006, la nouvelle enquête sur les arts de la scène de Statistique Canada met l’accent sur les recettes et dépenses d’exploitation des organismes en 2004. Tel qu’indiqué dans Le Quotidien de Statistique Canada, les données de cette publication « ne doivent pas être comparées aux données déjà publiées sur cette industrie parce que des changements importants ont été apportés à l’Enquête sur les arts de la scène ». Les nouvelles données ont été recueillies à partir d’un échantillon et non d’un recensement de tous les organismes admissibles.

Les données de la nouvelle enquête portent sur les organismes des arts de la scène sans but lucratif et à but lucratif, soit ceux présentant des spectacles de théâtre, des comédies musicales, des dîners-théâtre, des opéras, des spectacles de danse, des formations musicales (comme les orchestres, les ensembles de musique de chambre et les groupes de musique populaire) et autres (comme les représentations de cirque et les spectacles de magie et de patinage artistique). Le rapport propose des données estimées pour 2004, 2003 et 2001 en utilisant la nouvelle méthodologie. En plus des données agrégées sur tous les types d’entreprises des arts de la scène, des données séparées sont fournies pour les organismes sans but lucratif, ceux à but lucratif et pour diverses disciplines. Toutefois, il faut noter que le groupement par discipline « opéra » comprend également les dîners-théâtre et les comédies musicales.

La majorité des statistiques sont basées sur une enquête auprès d’un échantillon représentatif de compagnies des arts de la scène. Une analyse des données financières provenant de sources administratives a été effectuée pour établir des estimations à l’échelle de l’industrie. Le volet enquête représente environ 95 % des recettes totales générées par les établissements des arts de la scène. Bien que Le Quotidien indique que les répondants soient représentatifs des groupes des arts de la scène admissibles, ni le résumé ni les tableaux sommaires de données ne précisent le nombre d’organismes qui y ont participé.

Les recettes globales pour l’ensemble des groupes des arts de la scène ont atteint 1,2 milliard de dollars en 2004, dont environ 580 millions pour les organismes sans but lucratif (48 % du total) et 630 millions pour les organismes à but lucratif (52 %). Les 20 plus grandes entreprises (tant à but lucratif que sans but lucratif) génèrent presque 50 % des recettes globales.

Pour les 473 organismes sans but lucratif, les revenus tirés des représentations constituent la part la plus élevée des 580 millions de dollars des recettes globales (42 %), suivie du secteur public (29 %), du secteur privé (21 %) et des autres revenus (8 %). Les « recettes gagnées », habituellement définies comme la vente de billets, la vente de marchandises, les redevances et les locations, représentent presque 50 % des recettes des organismes sans but lucratif. (Ce calcul suppose que presque toutes les « autres recettes » sont des recettes gagnées, ce qui semble être le cas selon la définition des autres recettes. Toutefois, une analyse plus poussée des tableaux sommaires de données n’est pas possible.)

Le secteur sans but lucratif des arts de la scène a enregistré un déficit collectif de 7,4 millions de dollars en 2004, tandis que les bénéfices avant impôts des compagnies des arts de la scène à but lucratif ont totalisé 56,6 millions de dollars. Toutes les disciplines dans le secteur sans but lucratif ont enregistré un déficit, y compris les 248 théâtres (un déficit de 0,9 % des recettes), les 36 compagnies d’opéra, de comédies musicales et de dîners-théâtre (1,9 %), les 83 compagnies de danse (1,0 %), les 106 formations musicales (1,2 %) et les 23 autres compagnies des arts de la scène (1,3 %).

Dans le secteur sans but lucratif, 55 % des dépenses globales sont consacrées aux coûts liés au personnel, y compris les salaires, les avantages sociaux et les honoraires des sous-traitants. Malgré ces dépenses considérables au chapitre du personnel, 26 000 bénévoles constituent 43 % de l’effectif global des compagnies sans but lucratif des arts de la scène. (Il faut noter toutefois que ce simple « dénombrement des effectifs » n’est pas représentatif du travail consacré ni des heures travaillées. En général, le personnel à temps plein fournit beaucoup plus d’heures de travail que les bénévoles typiques.)

La part la plus importante des activités du secteur sans but lucratif revient au théâtre, qui dénombre à lui seul environ 50 % des compagnies, des spectateurs, des recettes et des dépenses et presque 70 % du nombre total de spectacles. Le secteur à but lucratif des arts de la scène est moins dominé par une seule discipline, les établissements multidisciplinaires et autres (dont les cirques, les spectacles de patinage artistique, etc.) représentant 38 % des recettes globales de ce secteur, suivi des formations musicales (26 %), des comédies musicales, des dîners-théâtre et de l’opéra (également 26 %), et des spectacles de théâtre (9 %). Il n’y a pas de compagnie de danse à but lucratif.

En 2004, les compagnies des arts de la scène sans but lucratif ont attiré 14,2 millions de spectateurs au Canada et à l’étranger à environ 44 000 spectacles. Une ventilation par discipline du secteur sans but lucratif démontre que :

  • les compagnies de théâtre ont attiré 7,8 millions de spectateurs à 30 000 spectacles;
  • les formations musicales ont rejoint 3,2 millions de personnes à presque 5 000 spectacles;
  • les compagnies de danse ont attiré 1,6 million de spectateurs à 3 400 spectacles;
  • les compagnies d’opéra, de comédies musicales et de dîners-théâtre ont rejoint 1,1 million de personnes à 3 400 spectacles; et
  • les compagnies des autres arts de la scène ont attiré 460 000 personnes à 2 000 spectacles.

Entre 2001 et 2004, les recettes ont augmenté de 20 % pour les organismes des arts de la scène sans but lucratif, tandis que les dépenses ont progressé de 19 % (sans ajustement pour l’inflation). Au cours de cette même période, le nombre de compagnies des arts de la scène sans but lucratif a augmenté de 11 % bien que le nombre de spectateurs n’ait progressé que de 8 %. Par conséquent, la fréquentation par organisme a diminué entre 2001 et 2004.

Sur une base provinciale, les organismes ontariens ont encaissé 40 % des recettes de tous les organismes des arts de la scène au Canada, soit 42 % pour le secteur sans but lucratif et 37 % pour le secteur à but lucratif. Les organismes établis au Québec ont généré 38 % des recettes globales, soit 27 % pour les organismes sans but lucratif et 47 % pour ceux à but lucratif. Il est possible que le secteur à but lucratif du Québec soit plus important à cause de la présence de compagnies de cirque à but lucratif établies dans cette province. L’Alberta et la Colombie-Britannique génèrent chacune 8 % des recettes globales.

Il y a des variations significatives entre les provinces dans les sources de revenu des compagnies des arts de la scène. L’Ontario, la Nouvelle-Écosse et la Colombie-Britannique se classent en début de liste pour la part du revenu total provenant des représentations (48 %, 47 % et 44 % respectivement). Le Québec et le Nouveau-Brunswick arrivent en premier pour la part provenant du secteur public (43 % et 40 % respectivement). Quant à l’Alberta, elle arrive au premier rang du classement des provinces où le secteur privé assure la plus forte contribution au revenu total des compagnies des arts de la scène (29 %).

Les tableaux sommaires de données (à http://www.statcan.ca/francais/freepub/87F0003XIF/87F0003XIF2006001.htm) fournissent également une ventilation des représentations à demeure, en tournée et pour la jeunesse, des ventilations selon de nombreuses variables propres aux disciplines et des données additionnelles considérables pour la plupart des provinces.

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