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Le secteur de la vente de livre au détail au Canada

février 24, 200824 février 2008

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Lecture, édition et littératie

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http://www.patrimoinecanadien.gc.ca/progs/ac-ca/progs/padie-bpidp/reports/reports_f.cfm

Ce rapport trace le portrait du marché de la vente de livre au détail au Canada. Une des principales constatations du rapport, préparé pour le ministère du Patrimoine canadien par Turner-Riggs, est que « le nombre de titres sur le marché canadien du livre s’accroît beaucoup plus vite que la demande des consommateurs » :

  • Environ 17 000 nouveaux titres ont été publiés par des éditeurs canadiens en 2004, une augmentation considérable par rapport aux 12 000 nouveaux titres publiés en 1998. De plus, les éditeurs américains produisent environ 300 000 nouveaux titres par année.
  • Bien que le pourcentage de Canadiens qui lisent des livres soit demeuré relativement stable, le rapport maintient que les nombreuses pressions exercées sur les heures de loisirs et la perception que les livres sont chers constituent des facteurs de risque importants.

Les points de vente traditionnels des livres – les librairies – « interviennent toujours pour la majorité des ventes de livres de consommation au Canada ». Le secteur de la vente de livres au détail est fortement concentré, avec un « transfert de la part de marché des libraires indépendants vers une chaîne unique nationale de librairies et des chaînes régionales puissantes au Québec ». En 2006, la part de marché d’Indigo s’élevait à 44 % tandis que les quelque 2 000 librairies indépendantes au Canada se partageaient 20 % du marché. Les circuits de vente non traditionnels avaient aussi 20 % du marché. Les ventes d’ouvrages grand public aux bibliothèques et écoles représentaient 7 % du marché, tandis que les ventes sur Internet atteignaient 4 % et les autres sources, 5 %.

Le rapport estime que les ventes totales de livres aux consommateurs s’élevaient à environ 1,6 milliard de dollars au Canada. Il observe que la concentration dans le secteur de la vente au détail a mené à « plus de ventes pour moins de livres ». Parmi les 373 000 livres vendus en 2006, les 500 titres les plus vendus ont engendré près du quart de la valeur totale des ventes.

En ce qui concerne le comportement des consommateurs, le rapport avance que « les acheteurs de livres éventuels sont grandement influencés par la manière dont les livres sont présentés en librairie » et que les achats spontanés constituent un élément important des ventes de livres.

Une proportion importante de livres est importée. L’appréciation du dollar canadien a donné un coup de fouet aux importations et créé des pressions à la baisse sur le prix des livres édités au Canada.

Bien qu’il soit semblable de bien des façons au marché du livre au reste du Canada, le marché du livre au Québec a « des traits particuliers, dont le niveau élevé d’appui gouvernemental relatif au reste du Canada, l’agrément des librairies, le rôle joué par les grandes chaînes régionales, l’intégration verticale des éditeurs, distributeurs et détaillants sous la même propriété, et les engagements au chapitre de la distribution des nouveaux ouvrages. »

Le rapport avance que les circuits de vente non traditionnels, dont Internet et les détaillants comme Costco, Walmart, etc., peuvent connaître une forte croissance. Le rapport affirme également que « le circuit de la vente des livres en ligne est donc à la fois une force constructive et perturbatrice. Il offre de nouveaux choix et des services importants aux consommateurs, et il s’agit d’un nouveau circuit de vente pour les éditeurs. Il abat pourtant les frontières conventionnelles liées au territoire, à l’information commerciale et aux rôles au sein de la chaîne d’approvisionnement. »

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