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Les artistes, la pratique de l’art et le marché de l’art

mars 17, 200817 mars 2008

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http://www.sommetsurlesartsvisuels.ca

Dans un contexte de revenus lamentables pour les artistes visuels (revenu moyen de seulement 18 700 $ pour les artistes visuels et de 15 500 $ pour les artisans, ce qui est nettement inférieur à la moyenne de 31 800 $ de la population active canadienne), il n’est pas surprenant que le besoin des artistes de gagner leur vie ait été un des principaux enjeux du Sommet.

Comme l’a fait remarqué un artiste, « La profession d’artiste doit être viable et non suicidaire. Les artistes sont des êtres humains. Nous ne pouvons pas rejeter les besoins humains des personnes qui créent les objets qui font vivre cette industrie. Les artistes ne s’insèrent pas facilement dans des systèmes. Nous perturbons. Nous sommes un problème malcommode. »

Plusieurs autres participants sont revenus sur le fait qu’on se préoccupe peu des conditions des artistes actifs. Certains avaient envie d’exiger un salaire minimum pour les artistes professionnels.

Comme l’ont exprimé les participants,

  • « Faire de l’art, ce n’est pas faire de la charité. »
  • « La pauvreté est le problème ultime des artistes. »
  • « Le moment est venu de former une coalition avec d’autres personnes défavorisées de la société pour s’attaquer à des problèmes comme la pauvreté et le logement. »

Comparé aux autres travailleurs au Canada, le revenu des artistes visuels n’augmente pas beaucoup avec l’âge ou le niveau de scolarité. Certains participants ont indiqué qu’ « il y a très peu de choses pour les artistes à la mi-carrière. Il y a une foule de possibilités pour les artistes débutants et établis, mais les artistes en milieu de carrière sont oubliés. » « Il nous faut plus d’étapes à franchir, plus de gloire, plus de réussites pour les artistes. »

D’autres ont observé que très peu d’artistes contemporains vivent de leurs ventes.

On a beaucoup discuté du principe d’un modèle comme le droit de prêt au public ‑ où les bibliothèques versent des redevances aux écrivains. Un fonds pourrait-il être mis sur pied pour payer les artistes pour l’exposition de leurs œuvres ? L’annonce faite à l’ouverture du Sommet à révélé que la création d’un nouveau fonds pour les droits d’exposition publique est actuellement à l’étude.

Une autre discussion a souligné le besoin d’espaces de studio bruts abordables dans les villes. De plus, beaucoup de matériaux artistiques sont extrêmement toxiques. Devrait-on avoir une étude sur la santé et la sécurité professionnelle des artistes ?

Un participant a fait remarquer qu’il y a présentement une activité sans précédent dans le marché de l’art. Est-elle artificielle ? La bulle éclatera-t-elle ? En principe, la présence d’un plus grand nombre de collectionneurs devrait se traduire par de meilleurs revenus pour les artistes et les marchands de tableaux. Toutefois, dans d’autres discussions, un participant a noté que « le marché secondaire laisse les artistes complètement à l’écart ». Les questions entourant les collectionneurs privés comprennent leur rôle approprié (le cas échéant) dans la formation des politiques publiques et leur obligation (le cas échéant) de collectionner l’art canadien.

Enfin, un autre enjeu du marché est l’absence relative de représentation d’artistes canadiens dans les foires d’art au Canada et à l’étranger.

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