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Les collections des galeries

mars 17, 200817 mars 2008

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De quelle façon une nation se dote-t-elle d’une collection d’art et comment doit-elle la présenter ? Les politiques entourant les collections ont été discutées longuement lors du Sommet.

Certains participants voient un danger dans la dépendance des galeries sur les dons d’œuvres d’art par des collectionneurs. « Assembler une collection de cette façon est fantaisiste et dépend des goûts de quelques personnes. Et si ces personnes ne collectionnent pas les œuvres de femmes ou d’Autochtones ? »

L’attribution de budgets pour les acquisitions aux galeries publiques est perçue comme un élément clé de la solution. « Les acquisitions encaissent le coup des compressions puisqu’il faut qu’il y ait des expositions. Les expositions sont la première priorité, ce sont elles qui bénéficient du financement, pas les acquisitions. » Certains participants étaient d’avis qu’il devrait y avoir un fonds pour les collections à l’intention des institutions ainsi que des stratégies de collection pour les principaux musées d’art. D’autres participants estiment que les conservateurs de musée n’ont pas les connaissances nécessaires pour constituer des collections.

Un participant a résumé les cinq grands défis des galeries publiques :

  1. S’ajuster à l’évolution des pratiques artistiques qui, dans certains cas, ne peuvent pas être collectionnées.
  2. Documenter des œuvres d’art intangibles.
  3. Être proactif autour des collections.
  4. Établir de meilleurs liens entre les collections permanentes et les expositions.
  5. Pallier la pénurie de publications artistiques au Canada.

Quelles sont les implications pour les collections médiatiques ? Les participants estiment que les ressources sont insuffisantes pour conserver des œuvres médiatiques. Que se produira-t-il dans 20 ou 30 ans lorsque la technologie actuelle ne sera plus disponible ?

La DOCAM (Documentation des arts médiatiques), que parraine la Fondation Langlois, étudie la conservation des œuvres médiatiques. On est à la troisième année d’un projet de cinq ans avec des musées et des universités où des études de cas examinent des œuvres qui « disparaissent » et la façon dont les musées peuvent les gérer. La Tate Modern à Londres a un comité qui étudie cette question à temps plein.

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