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Le rôle des arts et de la culture dans les stratégies de diplomatie publique

juin 17, 200817 juin 2008

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http://www.ccarts.ca/fr/events/SYMPOSIUM2007FR.htm

Ce rapport propose un survol des discussions qui ont eu lieu lors du colloque sur la culture et la diplomatie publique en novembre 2007. Le rapport déclare que « Les arts et la culture occupent une place centrale dans la stratégie diplomatique de nombreux peuples qui voient dans la présentation de ces activités à l’étranger une occasion d’expliquer au monde ce qu’ils sont. »

Les principaux points du sommaire de la conférence comprennent « la nécessité de redéfinir les objectifs de la diplomatie en matière de culture », un meilleur dialogue entre les milieux culturels et le gouvernement au sujet de la place des arts dans la société et la politique étrangère, une meilleure coordination entre les parties intéressées, le besoin d’élaborer et de maintenir des réseaux, le besoin de tenir compte des nouvelles technologies et le pouvoir des partenariats internationaux.

Le panel sur les stratégies de la diplomatie comprenait deux anciens ministres et une danseuse chorégraphe. Comme l’indique le rapport de la conférence, l’ancien ministre Bill Graham estime que la culture doit occuper une place de premier plan en politique étrangère, « partant du principe que l’objectif premier d’une telle politique demeure de dire au monde qui nous sommes. » La culture peut aider à créer une perception positive du Canada à l’étranger. Selon l’ancien ministre Marcel Masse, « il y a une quasi-absence des questions culturelles dans les caucus parlementaires, voire dans le débat public en général ». De plus, il y a très peu de dialogue entre le gouvernement fédéral, les provinces et le secteur culturel sur ces questions. Pour la chorégraphe Judith Marcuse, le Canada doit « développer une approche plus inclusive pour les arts et la diplomatie », puisque les artistes sont à l’avant-scène des liens et de la coopération mondiale. Selon Marcuse, « l‘art est un dialogue » qui « peut mener à une meilleure compréhension entre les peuples ».

Au cours du panel sur les pratiques étrangères, un ancien diplomate japonais a observé que « la culture populaire peut être considérée comme un ambassadeur crédible » et que la diplomatie culturelle doit aussi inclure des échanges de jeunes et la promotion de la langue. Un ancien représentant du Québec à l’étranger a donné comme exemple « l’organisation d’événements spéciaux, la création de résidences d’artistes et la formation de groupes jeunesse qui ont favorisé le développement de nombreux contacts sur la scène internationale pour le secteur culturel québécois ».

Au cours de la séance sur les réseaux internationaux, on a observé que beaucoup d’artistes et de travailleurs culturels sont « des diplomates potentiels puisque les relations internationales font désormais partie de notre vie quotidienne ». Un conférencier a fait remarquer que, dans un monde globalisé, les relations formelles entre les nations peuvent être en train de céder du terrain aux connexions économiques et culturelles entre les citoyens et les entreprises.

Quant aux directions à prendre, la dernière séance du colloque a rappelé le besoin « de nouvelles politiques et méthodes … afin d’assurer la diffusion des œuvres des artistes canadiens et des valeurs canadiennes sur la scène internationale ». À long terme, la conférence recommande que le gouvernement – peu importe le parti au pouvoir – adopte une stratégie qui accroît la visibilité des artistes canadiens à l’étranger.

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