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Valoriser notre culture

Mesurer et comprendre l’économie créative du Canada

octobre 22, 200822 octobre 2008

la publication
Impacts économiques / Financement public

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http://www.conferenceboard.ca/documents.asp?rnext=2671

Ce rapport détaillé du Conference Board du Canada examine la contribution du secteur culturel au produit intérieur brut (PIB) et à l’emploi. Il propose également un résumé de certaines études actuelles sur les effets sociaux des arts. Le message clé de ce rapport est que les arts et la culture sont les « pierres angulaires de l’économie créative fondée sur le savoir ». Plus précisément « le secteur culturel du Canada joue un rôle critique pour attirer des gens, des entreprises et des investissements, favoriser la créativité et l’innovation et faire du Canada un lieu dynamique et stimulant où les gens peuvent célébrer leur patrimoine et se réaliser sur le plan personnel et professionnel. »

Le Conference Board chiffre l’empreinte économique du secteur culturel à 85 milliards de dollars en 2007, soit 7,4 % du PIB du Canada. Cette estimation comprend l’incidence directe du secteur culturel (46 milliards de dollars) ainsi que ses incidences indirectes et induites (les autres 39 milliards de dollars). Étant donné ces répercussions à tous les niveaux de l’économie, le rapport constate que « pour chaque dollar du PIB à valeur ajoutée réelle produit par les industries culturelles du Canada, environ 1,84 $ vient s’ajouter au PIB réel global. »

Le secteur culturel compte 1,1 million d’emplois, soit 7,1 % de total d’emplois au Canada.

Grâce à cette empreinte, le secteur culturel a produit environ 25 milliards de dollars en taxes pour tous les niveaux de gouvernement en 2007. Ce montant est plus de trois fois supérieur aux 7,9 milliards de dollars consacrés à la culture par tous les paliers gouvernementaux cette même année. À long terme, le rapport estime que « les dépenses réelles des gouvernements pour la culture sont inférieures au niveau de 1999 d’environ 0,3 point de pourcentage. »

Le rapport reconnaît qu’il sous-estime probablement l’empreinte économique du secteur culturel puisqu’il exclut les jeux vidéo et les médias interactifs, qui ne figurent pas dans la définition de la culture de Statistique Canada utilisée par le rapport. La valeur du bénévolat dans le secteur culturel n’est également pas prise en compte.

Les auteurs du rapport ont fait appel à des modèles macroéconomiques de l’économie canadienne pour évaluer les incidences indirectes et induites du secteur culturel. Les incidences indirectes mesurent la valeur ajoutée par les dépenses des organismes culturels tandis que les incidences induites mesurent l’apport économique lorsque les travailleurs culturels dépensent leurs gains. Toutefois, le rapport ne tente pas d’évaluer l’incidence des dépenses complémentaires (les dépenses sur des hôtels, des restaurants et le transport par des personnes qui participent à des activités culturelles). Les estimations excluent également d’autres avantages possibles de la culture, comme la possibilité que la présence d’organismes culturels contribue à attirer des gens et des entreprises vers une région. D’autre part, le rapport ne tente pas de soustraire de l’empreinte économique de la culture les coûts de renonciation des dépenses sur la culture (c’est-à-dire, l’effet économique qui se produirait si les dépenses en matière de culture étaient consacrées à un autre secteur).

Le rapport observe qu’étant donné l’absence d’une définition normalisée de la culture au niveau international, les estimations canadiennes ne peuvent pas être comparées à celles des autres pays. De plus, à l’échelle des villes, « la disponibilité des données sur le secteur de la culture est encore plus restrictive qu’à l’échelle nationale. » Le rapport ne contient pas d’estimations provinciales ou municipales des incidences du secteur culturel. Enfin, l’évolution des définitions de la culture au fil des années empêche le rapport de fournir des estimations historiques à long terme sur l’empreinte économique du secteur culturel.

Les exportations de produits et services culturels sont évaluées à 5 milliards de dollars. Le rapport observe que « le succès de nombreux produits et services culturels repose en grande partie sur le commerce international ». Toutefois, les exportations culturelles sont largement inférieures aux importations, ce qui nous laisse avec un déficit commercial net à ce chapitre.

Le rapport examine quelques enjeux clés du secteur culturel : « les changements démographiques et technologiques, l’interconnectivité planétaire croissante, les nouvelles habitudes de consommation, les enjeux liés à la propriété intellectuelle et au droit d’auteur, et le rôle des arts et de la culture dans la création, le renouveau et l’élaboration de l’image de marque des cités créatives ». Le secteur tente de tirer avantage des « proconsommateurs » – des consommateurs qui participent directement à la création de contenu culturel. Ce rapport maintient que « les producteurs et les consommateurs conditionnent l’économie créative ». Des fluctuations récentes dans la valeur du dollar canadien ont également eu un impact considérable sur le secteur culturel.

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