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Waging Culture: A Report on the Socio-Economic Status of Canadian Visual Artists

septembre 29, 200929 septembre 2009

la publication
La situation des artistes et des administrateurs

Lien d'article
http://www.theagyuisoutthere.org/wagingculture/

S’appuyant sur un sondage en deux étapes auprès des artistes visuels du Canada, cette étude explore les sources de revenu, les dépenses des pratiques artistiques et l’emploi du temps des artistes visuels de façon plus approfondie que tout autre rapport actuel. Le verdict de l’auteur est clair. « Le résultat pour les artistes est lamentable, l’artiste typique perdant 556 $ en 2007 dans l’exercice de son art. (Les autres sources de revenu font passer le revenu total médian à 20 000 $…) ». Plus de la moitié de tous les artistes visuels (56 %) ont une pratique artistique déficitaire. « Les artistes paient une importante pénalité économique pour exercer leur métier », constate l’étude. Par conséquent avance le rapport, les artistes visuels financent eux-mêmes leurs pratiques artistiques à même leurs propres fonds.

L’étude estime qu’il y a entre 22 500 et 27 800 artistes visuels au Canada, soit environ 30 % à 60 % de plus que le recensement de 2006, qui a dénombré 17 100 « peintres, sculpteurs et autres artistes visuels » avec un revenu d’emploi qui ont consacré plus d’heures à leur art qu’à toute autre activité en mai 2006.

Parmi les répondants au sondage, l’artiste visuel qui tirait le plus de revenu de sa pratique artistique (après dépenses) avait un revenu net de 60 000 $. Les artistes visuels du Québec ont le revenu net le plus élevé (le revenu médian est 1 383 $), tandis que ceux de l’Alberta perdent le plus de leur travail en studio (perte médiane de 2 000 $).

En moyenne, les artistes visuels travaillent 51 heures par semaine, y compris 26 heures à leur travail en studio, 15 heures à du travail rémunéré se rapportant à l’art et 3 heures au bénévolat dans le secteur des arts. Quant au revenu de toute provenance, les artistes qui consacrent le plus de temps à leur exercice gagnent moins que ceux qui font du travail se rapportant à l’art ou à autre chose.

Les ventes assurent plus de la moitié de tous les revenus (54 %) des répondants, suivies des subventions (34 %) et des honoraires d’artistes (12 %). L’étude indique que les subventions servent surtout à « procurer du temps et des matériaux pour la production d’œuvres artistiques » mais elles n’augmentent pas le niveau de vie général des artistes. Les artistes ayant moins ou pas de subventions ont tendance à travailler dans un plus grand nombre de professions.

Bien que l’écart de revenu entre les hommes et les femmes artistes visuels soit relativement faible (10 %), la différence au plan des ventes atteint presque 50 %.

L’étude conclut que plus de 30 % des artistes visuels n’ont pas de prestations supplémentaires de santé. Pareillement, plus d’un tiers d’entre eux n’ont pas de fonds de retraite. Un autre tiers n’a que ses économies. Un peu plus de la moitié des artistes visuels sont propriétaires de leur résidence, ce qui est beaucoup moins que la moyenne de 69 % de la population active globale.

L’enquête a été menée en deux étapes. L’information démographique (1 200 répondants) a une marge d’erreur de +/- 3,96 %, 19 fois sur 20. L’information financière (560 répondants) a une marge d’erreur de +/- 5,83 %, 19 fois sur 20.

Le rapport complet comporte beaucoup plus d’information détaillée sur la condition socioéconomique des artistes visuels au Canada.

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