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Les réseaux et le « lieu » dans l’industrie musicale indépendante de Montréal

(Networks and place in Montreal’s independent music industry)

octobre 23, 201323 octobre 2013

la publication
Musique

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http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1541-0064.2011.00399.x/full

Cet article universitaire examine comment les attributs culturels et historiques de Montréal influencent le développement de réseaux entre les musiciens et les autres travailleurs dans l’industrie musicale indépendante de la ville. L’étude est basée sur 46 entrevues avec des musiciens et des acteurs de l’industrie qui ne sont pas associés aux grandes maisons de disque.

Les personnes interviewées ont indiqué que « connaître les bonnes personnes » et avoir une vaste gamme de contacts étaient « essentiels » au développement de leur carrière. Pour les musiciens indépendants, le réseautage peut aider « à atténuer les risques d’un emploi précaire et mal payé » en diversifiant les sources de revenus entre différentes opportunités musicales (c’est-à-dire, jouer dans plusieurs groupes ainsi que des possibilités autres que jouer et enregistrer). De plus, les personnes interviewées ont indiqué que « l’expérimentation esthétique était favorisée par des échanges fréquents en personne ».

Selon l’étude, un des principaux facteurs basés sur le lieu qui façonnent l’industrie musicale de Montréal est le bilinguisme. La nature française de Montréal aide à limiter la pénétration des grandes sociétés de disques dans le marché québécois. Les liens étroits au sein des communautés francophone et anglophone de Montréal favorisent un sentiment de connivence, qui en échange « encourage la formation d’une infrastructure de soutien – tant informelle que formelle – qui réunit les acteurs de l’industrie locale et qui leur procure un lieu, des possibilités de réseautage, du financement et d’autres avantages. »

Les auteurs citent une étude qui a conclu que, contrairement aux vastes réseaux assez ouverts de la communauté musicale de Montréal, les musiciens de Toronto collaborent dans des réseaux beaucoup plus serrés et fermés, à cause d’une forte concurrence pour du travail rémunéré et du manque relatif d’organismes de soutien.

L’étude conclut qu’une « convergence des attributs propre à un lieu peut être critique dans l’émergence de réseaux qui soutiennent une scène culturelle indépendante locale ». Les spécificités linguistiques et ethniques aident à définir les scènes culturelles locales. Par conséquent, des sous-cultures distinctes et des réseaux de soutien doivent être maintenus, mais il faut également faire des efforts pour « combler les fossés potentiels ».

Les auteurs maintiennent que tous les paliers de gouvernement doivent intégrer une analyse basée sur le lieu et les dynamiques des réseaux dans leurs politiques culturelles.

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