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La santé financière des orchestres symphoniques au Canada : un fragile équilibre

mars 18, 201518 mars 2015

la publication
Organismes artistiques (patrimoine, arts visuels, orchestres)

Lien d'article
http://www.orchestrescanada.org/resource/sante-financiere-orchestres/

Cette présentation examine les données canadiennes relatives à la « loi de Baumol, ou loi de la fatalité des coûts croissants », selon laquelle les dépenses peuvent augmenter de façon prohibitive au fil des années dans les secteurs à prédominance de main-d’œuvre comme les arts « où les gains de productivité sont limités ». Un chercheur américain avait examiné précédemment « la vie périlleuse des orchestres symphoniques » aux États-Unis, où les dépenses ont augmenté plus rapidement que les revenus. Le chercheur avait constaté que les effets négatifs de l’augmentation des coûts « avaient été palliés par une augmentation du soutien du secteur privé » accordé aux orchestres.

Les données canadiennes dans la présentation portent sur les finances de 48 orchestres entre 2004-2005 et 2011-2012. Au cours de cette période de huit ans, les augmentations de revenus ont suivi les augmentations de dépenses, de telle sorte qu’il n’y a pas d’« écart de revenu » au Canada.

La présentation indique que les revenus des orchestres canadiens ont augmenté beaucoup plus que ceux des orchestres américains entre 2004-2005 et 2011-2012. Les subventions du secteur public, les revenus tirés des concerts et les autres revenus gagnés des orchestres canadiens ont tous augmenté plus que ceux des orchestres américains au cours de cette période. Le soutien du secteur privé a très peu changé dans les deux pays.

Les dépenses ont augmenté beaucoup plus lentement pour les orchestres canadiens qu’américains. C’est du côté des dépenses de marketing, des opérations de production, des coûts artistiques et des dépenses des concerts que l’on constate les différences les plus prononcées entre les orchestres canadiens et américains. De plus, les dépenses des orchestres canadiens ont plus de souplesses et réagissent plus rapidement aux cycles économiques.

La présentation conclut que « les orchestres canadiens conservent un meilleur équilibre entre les revenus et les dépenses » et qu’ils sont « plus réactifs aux conditions économiques » que les orchestres américains.

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