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Évolution des tendances 2017

(TrendsWatch 2017)

septembre 26, 201826 septembre 2018

la publication
Musées et établissements du patrimoine
éditeur

Center for the Future of Museums (American Alliance of Museums)

Auteur

Elizabeth E. Merritt

Lien d'article
http://labs.aam-us.org/trendswatch2017/

Chaque année, le Center for the Future of Museums signale les tendances qu’il estime être d’importance aux musées en se fondant sur ses examens et analyses. En 2017, ces tendances portent sur l’empathie, les droits de la personne, l’intelligence artificielle, la migration involontaire et le design de pointe. Les différents articles de ce rapport explorent un thème ainsi que les conséquences pour la société et les incidences sur les musées tout en fournissant des exemples actuels provenant de musées.

Notant que « l’empathie joue un rôle vital dans la participation à la société civile et au fonctionnement de la démocratie », le rapport décrit « des preuves troublantes d’un vaste déclin de l’empathie ». Comme il y a de plus en plus de preuves que « la narration immersive qui a lieu dans les musées peut engendrer l’empathie », l’auteure avance que « les forces intrinsèques des musées positionnent ces derniers pour être des “moteurs d’empathie” efficaces qui aident les gens à comprendre “l’autre” et à renforcer les liens sociaux ». L’auteur conseille aux musées d’envisager d’évaluer et de mesurer « leur capacité d’enseigner l’empathie et d’autres habiletés émotionnelles » en plus de créer « des environnements qui favorisent les conversations entre étrangers et des rencontres positives entre des gens d’antécédents différents ».

En ce qui a trait aux droits de la personne, le rapport maintient qu’« en plus d’aider la société à naviguer la prochaine vague de droits de la personne, les musées ont la possibilité de réfléchir sur la façon dont les suppositions au sujet du pouvoir, de la sécurité et de l’ordre sont enracinées dans leurs propres activités ». L’article suggère que les musées pourraient vouloir « s’attaquer explicitement aux enjeux entourant la justice criminelle dans leurs expositions et leur programmation », « prendre position sur les effets négatifs des systèmes actuels et la nécessité de les réformer », « examiner leurs pratiques de recrutement » et « revisiter leurs pratiques de sécurité ».

En ce qui a trait à l’intelligence artificielle (IA), l’auteure affirme que « la prochaine ère d’IA sera remplie de promesses et de périls » pour la société, promettant « de propulser la croissance économique et d’améliorer le monde d’une foule de façons », tout en menaçant de provoquer « d’énormes changements sociaux et économiques ». Pour les musées, l’intelligence artificielle offre « les outils pratiques dont ils ont besoin pour gérer le foisonnement de leurs ensembles de données, ainsi que pour ouvrir de nouvelles voies pour la créativité ». Dans cette éventualité, les musées peuvent envisager d’avoir recours à l’intelligence artificielle pour « aider le public à planifier leurs visites, réserver des billets et explorer des ressources en ligne », pour gérer « la quantité massive de données anticipée au XXIe siècle », et pour « aider à créer des citoyens avisés prêts à prendre des décisions au sujet de l’utilisation et des limites de cette technologie émergente ».

Selon le rapport, la migration involontaire est une tendance sociétale de plus en plus importante, car de grands nombres de migrants fuient la persécution, l’effondrement des économies nationales, l’insécurité alimentaire et les changements climatiques. Devant cette situation, les musées « peuvent fournir un contexte et une perspective historique au sujet des migrations qui façonnent leurs collectivités. En ce faisant, ils peuvent favoriser les types de rencontres personnelles, de dialogues et d’empathie qui favorisent la guérison et soulagent les peurs et les tensions entre les réfugiés et les résidents de longue date ». Le rapport conseille aux musées d’envisager d’avoir recours à « des histoires pour bâtir de l’empathie », d’explorer « ce que leurs collections racontent au sujet de l’histoire des migrations et de l’évolution des collectivités », « d’améliorer les relations entre les migrants et les collectivités d’accueil en invitant les nouveaux venus à partager leurs histoires au sujet des objets qui reflètent leur patrimoine », « d’aider les réfugiés à trouver des emplois », « d’assurer un accès aux espaces de fabricant », et d’inviter les réfugiés « à partager un repas, faire de la musique, ou passer du temps dans un environnement sympathique ».

Observant que « l’échec est un élément nécessaire d’un processus de conception réussi », l’auteure maintient qu’il y a un besoin de créer « un climat d’échec productif » en accordant de la valeur à l’expérimentation, en « allant au-devant des commentaires des utilisateurs », et en prenant des risques. Elle encourage les musées à adopter la conception de pointe, à tenter « de petites expériences rapides, à mettre leur succès à l’épreuve et à ajuster leurs [pratiques commerciales] en conséquence ». Les musées peuvent songer à introduire des pratiques de conception innovatrices comprenant « de petits paris menant à l’innovation », à adopter « la réflexion conceptuelle ou un autre modèle établi comme méthodologie habituelle pour développer de nouvelles expositions et de nouveaux programmes et services », et à trouver « des moyens pour encourager la prise de risque productive ». Toutefois, l’auteure rappelle que « des projets d’innovation réussis doivent être soutenus au niveau de la direction et incorporés à la culture organisationnelle ».

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