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Rendements décroissants : la culture créative à risque

Sondage sur le revenu de 2018 (Diminishing Returns: Creative Culture at Risk)

janvier 23, 201923 janvier 2019

la publication
Situation des artistes
éditeur

The Writers’ Union of Canada

Lien d'article
https://www.writersunion.ca/news/author-incomes-steep-decline

Basé sur une enquête auprès de 1 499 écrivains au printemps de 2018 (et utilisant les données sur le revenu de 2017) ainsi que sur les versions précédentes de l’enquête, ce rapport examine le revenu que les écrivains tirent de l’écriture. (Le rapport exclut en général les autres sources de revenus des écrivains.) Comme c’est le cas de tout sondage où la sélection des répondants n’est pas aléatoire, il n’est pas certain que l’échantillon soit représentatif de l’ensemble des écrivains au Canada.

L’enquête constate qu’en 2017, « le revenu moyen net de l’écriture était de 9 380 $ et le revenu médian net était inférieur à 4 000 $ ».

Le rapport observe que « pour plus de 85 % des répondants, le revenu tiré de l’écriture est inférieur au seuil de pauvreté », malgré le fait que les écrivains ont tendance à avoir fait beaucoup d’études (88 % sont titulaires d’un baccalauréat et 53 % d’une maîtrise ou d’un doctorat).

La décroissance du revenu tiré de l’écriture est une des principales constatations du rapport. Au cours d’une période de trois ans, le revenu tiré de l’écriture a reculé de 27 %, passant d’environ 12 900 $ en 2014 à environ 9 400 $ en 2017. (On ne précise pas si l’on a tenu compte de l’inflation.) Même s’ils ont gagné moins d’argent, les écrivains déclarent travailler plus qu’ils ne le faisaient trois ans auparavant. Au cours d’une période de 20 ans, le revenu provenant de l’écriture a reculé de 78 % (après correction pour l’inflation). Le rapport indique que « des recherches aux États-Unis et au Royaume-Uni indiquent des tendances négatives semblables, mais les résultats du Canada sont de loin les pires ».

En 2017, les principales sources de revenus provenant de l’écriture des écrivains étaient les droits d’auteur versés par les éditeurs (environ 45 % du revenu d’écriture), les travaux de rédaction pour des entreprises, des organismes ou le gouvernement (environ 17 %) et les travaux de pige (environ 15 %). Les auteurs du rapport observent que le droit de prêt au public demeure une source essentielle de revenu pour les écrivains, mais que des changements récents à la Loi sur le droit d’auteur ont eu une incidence négative sur le revenu des écrivains. Le rapport établit un lien entre la décroissance des revenus provenant de l’écriture et « une augmentation massive de reproduction non rémunérée dans les milieux pédagogiques » : « les répondants affirment que leur revenu provenant du droit de prêt a diminué au cours des trois années précédentes, avec une diminution moyenne de 42 % ».

Devant la faiblesse de leurs revenus, le rapport conclut qu’il « est maintenant presque impossible pour les écrivains de gagner leur vie uniquement de leur plume ».

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