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Les activités artistiques et culturelles dans la santé et le mieux-être et dans le système de justice pénale

Résumé des données probantes (Arts and culture in health and wellbeing and in the criminal justice system)

février 27, 201927 février 2019

la publication
Les arts et la santé
éditeur

Arts Council England

Lien d'article
https://www.artscouncil.org.uk/blog/art-health-and-criminal-justice-evidence-stacks

Basé sur une revue de la littérature comprenant plus de 175 articles et rapports parus depuis 2010 (surtout des publications savantes), ce rapport propose un examen des données probantes sur les effets des activités artistiques et culturelles sur la santé et le mieux-être ainsi que dans le système de justice pénale. Le rapport ne prétend pas être une revue « systématique », compte tenu du grand nombre d’études et d’évaluations publiées sur ces questions, et préfère s’en tenir à « une recherche sur le dépistage des principaux thèmes et des tendances clés de développement des données probantes. »

Dans les études sur la santé et le mieux-être, le rapport fait état d’une tension constante entre les méthodes d’évaluation cliniques et des méthodes plus qualitatives fondées sur la pratique sur le terrain. Le rapport observe que cette « hiérarchie de la preuve… situe les études qualitatives basées sur la pratique sous les approches expérimentales dans l’évaluation de la valeur, et établit l’essai clinique randomisé (ECR) comme “norme par excellence”, c’est-à-dire en tant que preuve la plus robuste, rigoureuse et fiable de “ce qui marche” dans ces domaines de politiques publiques. » Comme le font remarquer les auteurs, étudier « ce qui marche » n’aide pas toujours les chercheurs à comprendre « pourquoi et comment ça marche », des questions que peuvent éclairer les méthodes qualitatives fondées sur la pratique. Néanmoins, la prévalence de la « hiérarchie des données probantes » peut accroître les défis que doivent relever les chercheurs pour « démontrer l’utilité » des interventions de nature artistique et culturelle dans les milieux de soins.

Bon nombre des constatations dans le système de justice pénale portent sur des questions de santé mentale se rapportant à l’identité, à la confiance en soi et à la capacité de composer avec des défis. Des interventions artistiques et culturelles ont démontré leur capacité d’aider des délinquants « à se chercher une nouvelle identité positive » et à rétablir un sentiment d’avoir « une capacité d’agir dans le monde ». Les meilleures interventions « sont personnalisées et participatives et elles s’adaptent aux besoins particuliers des participants », favorisant ainsi un sentiment d’efficacité personnelle.

L’exploration de la capacité des arts « de contribuer à la réduction des infractions et de la récidive » et de la façon dont les arts auraient cet effet est un autre grand enjeu de ce rapport, qui observe qu’il s’agit là d’une question complexe comportant de nombreux facteurs (comme l’emploi, la scolarité, l’état socioéconomique, etc.) qui ne relèvent pas des arts et des activités culturelles. Bien que certaines études fassent état de l’utilité des interventions artistiques et culturelles à cet égard, le rapport observe que ces recherches ne sont qu’à leurs débuts et qu’il y a nécessité de les approfondir.

À cette fin, le rapport recommande d’œuvrer « vers des données probantes plus englobantes » réunissant des évaluations quantitatives et qualitatives ainsi que des résultats des activités culturelles sur la santé. Les auteurs rappellent l’importance des histoires : « Tout en relevant le niveau de compréhension et d’acceptation ainsi que la valeur des interventions culturelles dans les secteurs de la santé et de la justice pénale, il ne faut pas oublier l’importance de créer un espace pour des histoires mobilisatrices qui viennent compléter les recherches savantes ».

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