In Uncategorised

Étude de l’information sur le marché du travail pour le secteur culturel canadien

décembre 4, 20194 décembre 2019

la publication
Ressources humaines / artistes / travailleurs culturels
éditeur

Conseil des ressources humaines du secteur culturel

Auteur

Conference Board of Canada

Lien d'article
http://www.culturalhrc.ca/fr/IMT2019

Se basant sur des données du recensement de 2016, une enquête nationale en ligne avec 1 867 répondants, 11 groupes de discussions et des entrevues avec des particuliers, ce rapport trace le portrait des travailleuses et travailleurs du secteur culturel canadien, décrivant son importance, ses retombées économiques, sa croissance potentielle, sa distribution régionale, ses caractéristiques démographiques et les enjeux de ses milieux de travail.

L’équipe de recherche définit ce qu’elle entend par secteur culturel de la façon suivante : « L’activité culturelle comprend la création, la recherche, le développement, la production, la fabrication, la distribution, la présentation, la prestation de spectacles ainsi que la préservation de biens et de services créatifs, y compris la découverte et la conservation du patrimoine—le tout dans un but professionnel. »

Le rapport dénombre 798 300 travailleurs culturels au Canada, ce qui correspond à 4 % de la population active canadienne. Y figurent 426 650 travailleuses et travailleurs dans des professions de la production créative et artistique, 323 905 dans des professions de la technique et des opérations, 19 510 dans la collecte et la conservation du patrimoine et 28 240 en gestion de la culture.

Ces quelque 800 000 travailleurs culturels comprennent des personnes avec une deuxième profession en culture, selon les données provenant d’un sondage national. Les travailleuses et travailleurs culturels occupent en moyenne deux professions. Or, le recensement de Statistique Canada ne saisit que la profession principale, « ce qui suggère que la probabilité que le travail d’une personne dans la culture n’ait pas été enregistré soit assez élevée. »

Le rapport constate qu’entre « 2010 et 2015, l’emploi dans les professions culturelles a augmenté de 3,2 p. 100—une hausse légèrement plus basse que la croissance de l’emploi dans l’ensemble de l’économie canadienne qui elle, était de 4,3 p. 100. » En 2026, le rapport prévoit « une croissance de l’emploi de près de 8 p. 100 », inférieure à la croissance de l’emploi dans l’ensemble de l’économie canadienne (9,7 %).

Quant à sa démographie, le secteur culturel est composé de 50,5 % de travailleuses et 49,5 % de travailleurs. Cet effectif jouit d’un niveau de scolarité supérieur à celui de l’ensemble de la population active canadienne (43 % sont titulaires d’au moins un baccalauréat, ce qui n’est le cas que de 25 % de la population active canadienne). Il est légèrement plus jeune, 59 % ayant moins de 45 ans, contrairement à 55 % de la population active. Sur le plan régional, 65 % des travailleuses et travailleurs culturels habitent en Ontario et au Québec, 30 % dans les Prairies et en Colombie-Britannique, et 5 % dans les provinces de l’Atlantique et les territoires.

Le rapport résume également les retombées économiques du Compte satellite de la culture de Statistique Canada. Mesuré selon une perspective industrielle, le secteur culturel a généré 58,8 milliards de dollars en produit national brut (PIB) direct en 2017.

La rareté des ressources se dégage comme enjeu important dans les groupes de discussion et les entrevues, tout comme les faibles salaires, la précarité de l’emploi, la difficulté de garantir le financement ou de générer des sources de revenus stables et une forte dépendance sur une main-d’œuvre bénévole. Autre thème récurrent, des enjeux comme « la discrimination, l’âgisme, le capacitisme, le sexisme ou la politique de coopération symbolique ».

Le rapport formule plusieurs recommandations pour renforcer le secteur culturel à l’aide de mentorats pour les leaders en émergence, une formation accrue en affaires, en gestion et en compétences informatiques ainsi qu’une sensibilisation par les ressources humaines aux enjeux du harcèlement et de l’inclusion. L’équipe de recherche recommande des recherches additionnelles pour « combler les graves lacunes qui nuisent à une évaluation précise du secteur culturel… Cela comprend, la mise en œuvre d’un projet pilote pour évaluer les nouvelles et les meilleures pratiques de la collecte de données, spécialement celles qui permettent de saisir la réalité d’une “économie de gig”. »

Nouvelles ressources
catégories
Ressources par date