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Changements attendus dans les habitudes de dépenses au cours de la période de reprise des activités

novembre 2, 20202 novembre 2020

la publication
La fréquentation des arts et la COVID-19
éditeur

Statistique Canada

Auteur

Farhana Khanam et Sharanjit Uppal

Lien d'article
https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/45-28-0001/2020001/article/00060-fra.htm

Le titre de cette étude indique que « Les Canadiens prévoient dépenser moins au chapitre des dépenses discrétionnaires » après la réouverture progressive des entreprises et organisations. La conclusion générale de cette étude est particulièrement vraie pour les dépenses en divertissement, comme l’illustre l’analyse de Hill Stratégies qui suit pour ce numéro de Recherches sur les arts.

Les données sont basées sur une enquête menée auprès de plus de 4 000 personnes entre le 15 et le 21 juin dans le cadre de la « Série d’enquêtes sur les perspectives canadiennes (SEPC) de Statistique Canada, dans le cadre de laquelle un panel de Canadiens ont accepté de répondre à un certain nombre de courtes enquêtes en ligne. La SEPC fait appel à un panel probabiliste fondé sur l’Enquête sur la population active (EPA), et elle est par conséquent représentative de l’ensemble de la population. » Cependant, le rapport ne cite pas de marge d’erreur pour les résultats de l’enquête.

Plus du tiers des Canadiens (37 %) prévoient dépenser moins en divertissement qu’avant la pandémie de COVID-19, tandis que 19 % comptent dépenser plus. Les autres 44 % envisagent dépenser un montant à peu près équivalent. Le rapport attribue la baisse potentielle des dépenses aux difficultés financières, à la perte d’emploi ainsi qu’aux risques perçus pour la santé associés à la participation à des activités de divertissement.

Le divertissement arrive au 13e rang sur 14 catégories de dépenses en termes de proportion de gens qui prévoient dépenser moins par rapport à ceux qui comptent dépenser plus (ratio de 2,0). Seule la catégorie « Manger au restaurant » s’en sort moins bien (ratio de 2,5, avec 51 % de personnes prévoyant dépenser moins et 20 % comptant dépenser plus). Le ratio médian des 14 catégories de dépenses est de 1,3.

Sur une base régionale, les Québécois sont les plus optimistes quant à leurs dépenses futures en divertissement :

  • Québec : 26 % prévoient dépenser moins en divertissement, 27 % plus (ratio de 0,9)
  • Ontario : 41 % prévoient dépenser moins, 19 % plus (ratio de 2,2)
  • Prairies : 41 % prévoient dépenser moins, 14 % plus (ratio de 2,9)
  • Colombie-Britannique : 38 % prévoient dépenser moins, 13 % plus (ratio de 3,0)
  • Provinces de l’Atlantique : 41 % prévoient dépenser moins, 13 % plus (ratio de 3,2)

Les immigrants sont moins optimistes que les non-immigrants quant à leurs dépenses futures en divertissement :

  • Répondants immigrants : 45 % prévoient dépenser moins en divertissement, 18 % plus (ratio de 2,5)
  • Répondants nés au Canada : 35 % prévoient dépenser moins, 19 % plus (ratio de 1,9)

Pour ce qui est des grandes tranches d’âge, les jeunes Canadiens sont les plus confiants quant à leurs dépenses prévues en divertissement :

  • Répondants âgés de 15 à 34 ans : 28 % prévoient dépenser moins en divertissement, 26 % plus (ratio de 1,1)
  • Répondants âgés de 35 à 54 ans : 44 % prévoient dépenser moins en divertissement, 16 % plus (ratio de 2,8)
  • Répondants âgés de 55 ans ou plus : 40 % prévoient dépenser moins en divertissement, 14 % plus (ratio de 2,8)

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